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FERDINAND,
UN ROI AUX COMMANDES |
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Ferdinand de Bulgarie est un grand enfant. Et il
voue une folle passion aux machines, aux voitures, aux trains. D’ailleurs,
il possède un wagon personnel. Mais, sa préférence
va sans conteste au mythique Orient-Express...
Dans l’Orient-Express des premières années
du XXe siècle, tout attire le roi Ferdinand de Bulgarie.
La ligne, les décors somptueux des voitures, la vitesse...
Aussi, lorsque la locomotive traverse son pays, il est toujours
prévenu.
Sa passion est telle qu’un jour, il fait arrêter l’Orient-Express
pour monter à son bord. Mais ce n’est pas en voyageur
ordinaire qu’il participe au périple. Il s’installe
dans la locomotive, entre le mécano et le chauffeur du train
pour prendre le plus naturellement du monde les commandes. Il actionne
le sifflet, joue de la manette à vapeur, se laisse griser
par la vitesse...
Car c’est dans les virages, où il faut ralentir, que
le roi accélère : c’est sans doute plus impressionnant
dans les courbes qu’en ligne droite. Et puis, brusquement,
il freine afin de vérifier que le matériel est efficace.
Plus d’une fois, Ferdinand de Bulgarie s’est félicité
du dispositif de sécurité.
Cependant, ses fantaisies ne sont pas du goût des voyageurs
qui se trouvent bousculés, projetés sans raison, secoués
dans tous les sens. Le mécano et le chauffeur sont mécontents,
mais dans l’impossibilité de sermonner Sa Majesté.
Néanmoins, Ferdinand décide de s’assagir, et
pour se faire pardonner, il ordonne d’attacher son wagon personnel
à l’Orient-Express. Mais la monotonie et la tristesse
du voyage ne tardent pas à le lasser. Aussitôt, Ferdinand
tire la sonnette d’alarme et profite de la frayeur générale
pour se précipiter à nouveau dans la cabine et conduire
le train.
Après quelques trajets, le directeur de la compagnie des
wagons-lits doit intervenir. Et dans sa lettre, Monsieur Nagelmackers
est bien obligé de conclure, avec tout le respect dû
au roi de Bulgarie, que " l’Orient-Express n’est
pas un joujou ! "
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