Les intellectuels autour de Sartre |
| Raymond Aron |
| Sociologue et philosophe français (1905-1983).
Après son agrégation de philosophie, il
assiste à un autodafé nazi et en tire un
profond mépris pour les régimes révolutionnaires.
Aron reste le symbole de l'idéologie technocratique
et la figure de la lutte contre le marxisme. Rédacteur
dans les journaux La France libre, Combat, Les
Temps Modernes, il fut éditorialiste du Figaro de 1947 à 1977. Il sera également nommé au
collège de France. |
| Alors qu’ils étaient à l’Ecole
Normale Supérieure ensemble, Sartre et Aron s’étaient
promis que celui qui survivrait à l’autre écrirait
sa notice nécrologique. Mais le marxisme de Sartre
s’oppose totalement aux convictions de Raymond
Aron et pousse les deux hommes vers une rupture violente. |
Simone de Beauvoir |
Romancière et essayiste française (1908-1896).
Défenseur de l’existentialisme, son œuvre
littéraire, influencée dans un premier
temps par la technique américaine, exprime la
contingence et l’absurdité de l’existence.
Par la suite, elle évolue vers des romans autobiographiques
qui évoqueront Sartre. Elle marquera l’Histoire
grâce à son essai Le Deuxième Sexe qui ouvre la voie aux revendications du féminisme
moderne.
Simone de Beauvoir rencontre Sartre à l’Ecole Normale Supérieure.
Amants libres et amis fidèles, elle restera toute sa vie son « amour
essentiel » au milieu des « amours contingents.» |
| Ils entretiendront une large correspondance que Simone
de Beauvoir publiera peu après la mort de Sartre. |
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Albert Camus |
| Romancier français (1913-1960), il travaille également
comme journaliste à Combats. Il rejette rapidement
l’étiquette d’existentialiste qu’on
lui prête. Ses romans sont parmi les plus populaires
de la littérature moderne : L’Etranger,
La Peste, La Chute. Il obtient le prix Nobel à quarante-quatre
ans. |
| En 1944 il fait la rencontre de Jean-Paul Sartre. Ce
dernier souhaite qu'il mette en scène sa pièce
Huis Clos ; c’est le début d’une amitié qui
durera sept ans. La publication de L’Homme Révolté vaut à Camus
les foudres des existentialistes et un article très
dur dans Les Temps Modernes (journal que dirige Jean-Paul
Sartre). C’est la rupture définitive entre
les deux hommes. |