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Erwin Rommel (1891-1944)
Fils d’universitaire, Erwin Rommel, né en 1891, entre dans l’armée en 1910. La Première Guerre mondiale lui fournit l’occasion de se distinguer comme officier d’infanterie, notamment sur le front italien en 1917. Après sa démobilisation, il entreprend des études universitaires. Mais le national-socialisme d’Hitler le séduit. Il s’engage dans l’armée en 1933, devient officier instructeur puis directeur de l’école de guerre de Wiener-Neustadt. Il se réoriente alors vers les divisions blindées. En 1940, à la tête de la 7eme Panzerdivision, il s’illustre dans la percée de la Meuse, devant Lille et sur la Somme. C’est cependant en Afrique que Rommel atteint son apogée. Envoyé en Libye, à la tête de l’Afrikacorps, il combat pendant deux ans les Anglais et se révèle un tacticien hors-pair. En mai 1942, il remporte à Gazala sa plus remarquable victoire qui aboutit à la prise de Tobrouk. Fait maréchal, il ne peut cependant pas prendre Le Caire et Alexandrie. En octobre 1942, il se heurte à Montgomery, puis le débarquement allié en Afrique du Nord l’oblige à battre en retraite.
En mars 1943, il est envoyé en Italie, puis chargé de l’inspection du mur de l’Atlantique, ainsi que du commandement du groupe d’armées B de la Loire à la Hollande. En 1944, face au débarquement allié qui s’annonce, Rommel est partisan d’une stratégie de défenses côtières mais ne parvient pas à se faire entendre. Le succès du débarquement lui donne raison et lui fait perdre espoir dans l’issue de la guerre. C’est alors qu’il s’engage dans le complot contre Hitler. Une grave blessure au cours d’une attaque aérienne l’empêche de participer à l’attentat du 20 juillet 1944. Cependant, son implication dans les préparatifs est découverte. Contraint de choisir entre le procès public pour trahison et le suicide, Rommel opte pour cette dernière solution et se donne la mort par empoisonnement le 14 octobre. Hitler, magnanime, lui accorde des funérailles nationales. Rommel a laissé des carnets qui ont été publiés en 1953 sous le titre La Guerre sans haine.
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