George Smith Patton (1885-1945)

George Smith Patton Jr, petit-fils d’un général confédéré de la guerre de Sécession, voit le jour en Californie le 11 novembre 1885. Son père, avocat, est un fin lettré et un personnage cultivé. Il est éduqué à la maison par ses parents qui en font un érudit doublé d’un sportif accompli. Il intègre l'académie militaire de West Point dont il sort sous-lieutenant en 1909. Francophile et auteur d'un mémoire sur les tactiques militaires les plus adaptées à la Normandie, Patton sera en 1944, l’homme idéal pour mener à bien une percée avec la 3rd US Army.

En 1916, Patton sert d’abord sous les ordres du célèbre Général Pershing et effectue des raids punitifs contre Pancho Vila. Il est ensuite envoyé en France où il se distingue, allant jusqu'à reconnaître personnellement des points de passage délicats. Gravement blessé en Argonne le 26 septembre 1918, Patton est évacué mais s’évade de l’hôpital pour continuer le combat. Il devient colonel bien que ses supérieurs lui reprochent son excentricité et surtout son manque de discipline.

En 1942 Patton, désormais général de division, commande avec succès le débarquement en Afrique du Nord française. Il reste ensuite au Maroc où il occupe des fonctions politico-diplomatiques et militaires. En 1943, il dirige la 5th US Army et débarque avec les Anglais de Montgomery en Sicile. Mais un acte de brutalité sur un soldat malade lui vaut les foudres de l’opinion et une mise en quarantaine. Il reçoit malgré tout en 1944 le commandement de la 3rd US Army et arrive en Normandie en août 44. Sous ses ordres, le général Leclerc libère Paris. Fonçant plein ouest, la 3rd Army avance à pas de géant, repoussant les Allemands. Patton rêve de finir la guerre à lui tout seul, mais la logistique ne suit plus et il doit ralentir. En février 45, Patton entre en Allemagne et s'empare de Trèves, puis de Coblence, avant de franchir le Rhin. Ces opérations lui valent une grande popularité tant en Europe qu’aux Etats-Unis.

Mais en juin 1945, il se voit sévèrement sanctionné par son Etat-major pour avoir critiqué la dénazification allemande.

En décembre 1945, en Allemagne, alors qu’il est en voiture avec des amis, il est blessé au cours d’une légère collision et meurt à l’hôpital d’Heidelberg le 21 décembre 1945. Il est inhumé au cimetière militaire américain de Hamm au Luxembourg, au milieu des hommes de sa 3rd US Army.

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