Chapitre 7  : Libérer le territoire national : Le martyre D'Oradour


Depuis le débarquement du 6 juin, la Résistance tente d’entraver par tous les
moyens la remontée des troupes allemandes vers la Normandie. Les attaques de ceux-ci contre les maquis et les représailles aveugles contre les civils se multiplient. Le 8 juin 1944 la division SS blindée Das Reich reçoit l’ordre de se positionner dans la région comprise entre Tulle et Limoges.

Le 10 juin 1944, Oradour-sur-Glane, un bourg situé à dix-sept kilomètres de Limoges, bascule dans l’horreur. Les habitants ne savent pas que la veille, quatre-vingt dix-neuf otages ont été pendus aux balcons de Tulle, à une centaine de kilomètres au sud de Limoges. Le matin du 10 juin, le général Lammerding donne à la 3ème compagnie du régiment Der Führer l’ordre de détruire Oradour-sur-Glane. Vers 14h le commandant SS Dickmann ordonne l’encerclement du village. Nul ne pourra s’échapper.

Les habitants sont rassemblés sur la place, les hommes sont séparés des femmes et des enfants. Les premiers sont divisés en petits groupes et exécutés dans les granges et remises du village. Les survivants sont impitoyablement pourchassés dans les rues et les champs. Seuls cinq hommes échapperont à leurs bourreaux.

Pendant ce temps, les femmes et les enfants sont conduits dans l’église d’Oradour. Des SS déposent une caisse d’explosifs et de la paille dans la nef. Le feu ravage bientôt l’édifice. De l’extérieur, les SS mitraillent femmes et enfants qui tentent d’échapper au brasier. Le village est ensuite pillé et incendié puis les SS brûlent les cadavres pour empêcher leur identification.

Le lendemain ne subsistent du village que des pans de murs calcinés. Oradour-sur-Glane est rayé de la carte. Les SS laissent sur leur passage six cent quarante deux victimes dont deux cent quarante six femmes et deux cent sept enfants.

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