Art Indien > Les peintures

Les peintures rupestres de Chelly Canyon :
Les parois rocheuses du Chelly Canyon, en Arizona, abritent les œuvres rupestres mais aussi les habitations des Indiens navajos qui n’ont pas quitté leurs terres. Le touriste peut découvrir parmi les cavernes et les parois de très anciennes peintures des Anasazis (300-700) : empreintes de mains, silhouettes humaines et animales, lignes, triangles etc. Ces dessins sont un moyen de faire apparaître les êtres et les esprits qui se cachent dans la nature. On trouve également une représentation figurative d’une expédition espagnole, entreprise par Narbona en 1805, qui provoqua une bataille dans laquelle périrent cent quinze Navajos. A la fois lieu de vie, d’histoire et de spiritualité, Chelly Canyon illustre merveilleusement l’imbrication de l’art dans le mode de vie et la spiritualité indienne.

Les peintures de sables des Navajos :
La peinture de sable se dit iikaah en Navajo et signifie « l'endroit où les dieux vont et viennent ». Elle consiste à tracer des signes avec du sable naturel coloré pendant une cérémonie rituelle de guérison conduite par le hataalii (« homme médecine »). Les motifs, abstraits ou figuratifs sont composés de minéraux finement broyés et répartis sur un lit de sable blanc. Dans un cadre délimité par un arc-en-ciel sont représentés les dieux, les plantes, les astres, les animaux, la pluie, l'éclair, etc. La scénographie est rigoureusement codifiée et les couleurs doivent être utilisées dans un ordre précis. Le sort du malade repose en partie sur la qualité d'exécution de la peinture de sable, qui est détruite à la fin de la cérémonie : le sable étant éparpillé aux quatre vents.

Les peintures sur peaux :
Les peintures sur peaux étaient aussi bien l’œuvre d’hommes que de femmes. Pourtant seuls les hommes pouvaient exécuter des motifs figuratifs relatant des exploits guerriers ou des évènements important de l’histoire du clan. Comme l’explique Eugène de Girardin : « Les Indiens n'ayant pas de tradition écrite, se servent de peintures hiéroglyphiques pour transmettre leurs faits d'armes à la postérité. Les jeunes guerriers qui se sont le plus distingués se réunissent autour d'une peau de bison soigneusement tannée et d'une grande blancheur, et chacun reproduit à son tour ses prouesses au moyen de grossières peintures plus ou moins véridiques. Il va sans dire que l'artiste se représente toujours sous les traits d'un brillant cavalier et se donne le beau rôle, tandis que ses ennemis, les Pawnies et les Corbeaux, fuient ignominieusement. »

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