Quelques tribus Indiennes

Les Hurons

Le territoire huron s'étend entre les lacs Huron et Ontario, au nord-est du continent américain, chevauchant les frontières actuelles des Etats-Unis et du Québec. Les Hurons sont de langue algonquine. Peuple sédentaire, leur premier nom fut celui de Wendat ce qui signifie « habitants de la péninsule ». Le nom Huron leur fut donné bien plus tard, par des marchands français, par analogie avec la hure (tête) de sanglier.

Au début du XVII ème siècle, la population huronne devait compter entre seize mille et trente mille individus. Vivant principalement de l'agriculture et du commerce, elle est, à cette époque, un des groupes les plus prospères et les plus stables d’Amérique du Nord. Les Hurons détiennent alors le monopole du maïs et du tabac dont ils font le commerce avec les autres nations autochtones, contre des fourrures et des objets quotidiens. Bien conscients de la perfection de leur système de commerce et très orgueilleux de l'influence dont ils jouissaient parmi les autres Indiens ; ils refusèrent d'apprendre d'autres dialectes que le leur, forçant les Indiens qui trafiquaient avec eux à apprendre le Huron.

Lors de la première visite de Jacques Cartier (en 1534), les Hurons étaient en guerre contre les Iroquois. Les deux nations se disputaient le contrôle du commerce de la fourrure et du tabac. La situation s'envenima avec l'apport des armes à feu par les Européens. Bientôt, la guerre que se livraient les Anglais et les Français se superposa à celle des Iroquois et des Hurons, ajoutant ainsi à la violence des hostilités. En 1614, un accord fut signé entre la France et la Confédération huronne. A cette époque, de nombreux mariages furent célébrés entre les deux races.

A partir de 1649, les Hurons subirent de sérieuses défaites et de nombreuses pertes en vies humaines s'ajoutèrent à celles subies par les maladies contagieuses dues aux contacts avec les Européens. Ce fut le « Grand Dispersement ». Ils décidèrent de quitter définitivement la Huronie avec une délégation de missionnaires jésuites pour se réfugier au Québec. Mais les Iroquois les poussèrent jusqu'à leur dernier retranchement : la population huronne chuta dramatiquement et ne compta plus que quatre cent à mille membres en 1740.

Comptant aujourd’hui près de deux mille sept cent cinquante membres, la communauté huronne est redevenue prospère et souhaite reconstituer sa culture et sa langue. Les secteurs touristiques et manufacturiers constituent le moteur de son développement économique.

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