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Les poteries du Sud-Ouest  :
Les Indiens ne connaissent pas le tour du potier et façonnent leurs objets en argile uniquement à la main. Lorsque le vase est sec, il est couvert d’un mélange d’argile et d’eau qui le colore puis poncé à l’aide d’un silex. Objets quotidiens, ces pots et ses vases sont recouvert de signes symboliques, figuratifs ou abstraits. Les motifs traditionnels sont peints à l’aide d’un pinceau avant la cuisson au four.

Les totems des tribus du Nord-Ouest  :
Contrairement à ce qu’ont cru les missionnaires, les totems n’étaient pas de gigantesques idoles mais l’équivalent indien des blasons héraldiques du moyen-âge : en effet chaque famille pensait descendre d’un esprit en forme d’animal. L’animal du sommet du totem représentait les ancêtres du plus haut rang. Le totem figurait également les alliances matrimoniales et les évènements familiaux importants. D’une hauteur pouvant aller jusqu’à vingt quatre mètres, les totems représentaient la puissance et l’histoire des grandes familles indiennes.

Le serpent des Hopewells  :
Il y a plus de deux mille ans, les Hopewells façonnaient la terre pour créer des symboles sacrés et des figures mythologiques. Réalisé à partir d’argile et de pierre, un tertre de quatre cent quarante mètres de long figure un serpent dont le corps ondulant se termine par une queue en spirale et qui semble tenir un œuf dans sa gueule. Gigantesques signes uniquement visibles depuis le ciel, ils illustrent la dimension spirituelle et rituelle de l’art qui est pour les indiens un catalyseur de magie et un lien avec les ancêtres.

Les Cahokia mounds :
Situé à treize kilomètres au nord de Saint Louis, Missouri, Cahokia est un foyer de peuplement précolombien qui comptait plus de cent-vingt tumulus. Sa société agricole comptait à son apogée (entre 1050 et 1150) une population de dix à vingt mille habitants. Monks Mound, le plus grand ouvrage préhistorique des Amériques, construit uniquement à partir de terre, fait trois mètres de haut et couvre plus de cinq hectares. Sa construction devait représenter un travail colossal puisque la terre nécessaire pour édifier ses gigantesques tumulus devait être creusée et transportée à dos d’hommes. Ces tumulus précolombiens marquent la présence méconnue d’une architecture primitive monumentale en Amérique du Nord.

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