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Elémentaire
mon cher Watson |
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Alors que Thomas Edison, l’inventeur du phonographe,
est sourd, Graham Bell, l’inventeur du téléphone,
a également une mère sourde. Nul hasard à ce
qu’il ait consacré sa vie à améliorer
la communication entre les êtres humains…
Pour Graham Bell, le télégraphe représente
un progrès décisif pour l’humanité. Et
quand la Western Union Telegraph le charge d’améliorer
son réseau, le savant se lance un nouveau défi. Son
objectif est désormais de retransmettre directement la voix
grâce au télégraphe lui-même !
Le 2 juin 1875, alors qu’il travaille
avec son assistant Thomas Watson, se produit un premier événement.
Watson provoque, sans le vouloir, une variation d’intensité
du courant sur une ligne télégraphique installée
entre deux pièces du laboratoire. Le récepteur agit
comme un diaphragme et produit alors un bruit curieux…
Dès le lendemain, Bell réussit
à transmettre, grâce au récepteur, des sons
encore peu intelligibles, mais relativement identifiables à
la voix. Il en déduit que toutes les composantes du son -
hauteur, intensité, timbre - peuvent être reproduites
par une simple ondulation électrique.
Dès lors, Bell et Watson multiplient
les tentatives de communication téléphonique. Le 10
mars 1876, Watson entend grésiller le récepteur posé
devant lui. Il le plaque sur son oreille et entend, stupéfait,
la voix de son ami qui lui demande de le rejoindre dans son bureau.
En voyant entrer Watson, Bell exulte.
Pour en avoir le cœur net, Bell court jusqu’à
la pièce d’où vient Watson, à trois portes
de là, toutes soigneusement fermées. Il saisit le
récepteur et, à son tour, entend Watson : «
Mr Bell, comprenez-vous ce que je dis ? » C’est fait.
Il a réussi !
Fou de bonheur, il décrit en visionnaire
la portée de sa découverte à son épouse :
« C’est pour moi un grand jour. Un jour, on posera sur
les maisons des fils télégraphiques exactement comme
des tuyaux d’eau ou de gaz et l’on pourra parler au
loin tout en restant chez soi… »
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