Extrait

Chapitre 6 : La fin d'une belle aventure

La vie sans les Bleus

 


Zinédine Zidane a fait son deuil de l’équipe de France. La France a du mal à faire le sien de Zizou. Entre les espoirs d’un impossible retour et la frustration contestataire, son absence continue à peser.

Zidane ne cesse de le répéter : il reste un supporter de l’équipe de France et aura toujours « un petit pincement au cœur en voyant jouer les copains ». Quelques mois après son départ, la séparation n’est toujours pas consommée. Son absence semble encore irréelle. À l’image des incantations régulières du public du Stade de France, scandant son nom. À l’image de ce débat stérile entre ceux qui crient à l’abandon de poste et les autres. C’est parti de Guy Roux, l’emblématique entraîneur d’Auxerre, qui explique qu’un joueur ne peut refuser la sélection s’il continue à jouer en club.

Il parle de scandale et estime que des sanctions sont prévues lorsqu’on refuse la sélection. Roux n’a pourtant rien dit pour Deschamps, Djorkaeff ou Dugarry… Aimé Jacquet lui-même regrette à haute voix : « Un cadre ne s’en va pas comme ça. »

Zidane ne répond pas, comme d’habitude. À part à son ancien sélectionneur et mentor, mais en privé. Il répète juste, histoire d’enfoncer le clou, que sa décision est mûrie et a été difficile à prendre : « L’équipe de France, c’est la plus belle chose qui me soit arrivée professionnellement. »
Et si le magicien nous avait joué un mauvais tour et décidait de revenir ? Certains y croient. Raymond Domenech lui-même a avoué le 30 septembre 2004 l’avoir appelé pour lui demander s’il n’avait aucun regret. C’était bien son dernier mot...

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