Extrait

Chapitre 2 : Zidane en club

La connivence "footeuse"

 


La complicité et l’amitié expliquent en grande partie la réussite de l’équipe de France de 1998. Des affinités particulières unissent nécessairement les joueurs : ainsi, dans le petit monde de Zidane, Christophe Dugarry est l’un des rares « footeux ».

Christophe Dugarry est un privilégié. L’ancien attaquant international est l’un des rares joueurs à avoir intégré le cercle des intimes de Zizou. « Dugarry c’est mon pote », clame Zidane. Un aveu public pour ce grand pudique, c’est dire. Leur complicité remonte au banc des minimes de l’équipe de France : ils ont alors quinze ans. Christophe Dugarry est d’ailleurs tout de suite tombé sous le charme de ce gamin surdoué. De retour à Bordeaux, où il fait ses classes, il n’a de cesse de répéter à ses différents entraîneurs : « J’ai joué avec le meilleur joueur français. » Rolland Courbis reçoit le message et fait venir Zidane en Gironde en 1992.

Les deux comparses vont alors tisser de solides liens. Pourtant, au départ, tout semble séparer Zinédine Zidane et Christophe Dugarry. Le premier, aussi effacé que discret, vient des quartiers nord de Marseille ; le second, volubile et « chambreur », a grandi à Bordeaux, la bourgeoise. L’un n’aspire qu’à la tranquillité en famille, le second est un fêtard invétéré.

La connivence entre les deux hommes se poursuit sur le terrain. Avec les Girondins, elle atteint des sommets lors du parcours du club en Coupe d’Europe en 1995. En équipe de France, elle est à double tranchant. Christophe Dugarry, qui a débuté un match avant Zizou, va se retrouver bien malgré lui dans l’ombre du maestro. Nous sommes en 1998 et il essuie de violentes critiques. Il ne devrait sa place, dit-on, qu’à l’intervention de Zizou.
Ensemble, ils ont leur revanche lors du premier match de la Coupe du monde 1998 : sur un corner de Zidane, Dugarry inscrit le premier but des Bleus lors de cette Coupe du monde...

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