Winston Churchill Livre
 
 
 
     
  Les Bonus
  .Extraits inédits:
.Celui qui croyait au ciel
.Churchill et Orson Welles,
une rencontre qui vaut de l'or.

.Churchill, défenseur d'une maison close

.Churchill en quelques dates

.Lieux de mémoires

.Discours de Churchill

.Quiz

 
  > Retour au catalogue  
  Accueil  >Extrait inédit  
 
  Churchill, défenseur d'une maison close
 
 
Durant l'hiver 1894, le jeune Winston Churchill, alors cadet au Royal Military College, témoigna, une nouvelle fois, de son indépendance d'esprit vis-à-vis du moralisme victorien, et de son goût pour la publicité.
 
   
 Enfant déjà, l'héritier des ducs de Marlborough avait toujours eu du mal à se soumettre à la discipline. Ses renvois de plusieurs établissements scolaires ne manquèrent pas d'inquiéter ses parents, tout comme le non-conformisme qu'il affichait de plus en plus fortement. Mais, en cette année 1894, Winston Churchill sembla, enfin, décidé à travailler et ses notes, jusque-là exécrables, commencèrent à s'améliorer, motivé qu'il était à la perspective d'intégrer l'infanterie. Ces bonnes dispositions et ses progrès ne l'empêchèrent pas de se retrouver au centre d'une polémique qui secoua l'establishment londonien.
 
 
Avec quelques camarades, il avait l'habitude de fréquenter certains cabarets de Leicester Square, dont l'un des plus célèbres : l'Empire. Or, ce quartier était connu comme un haut lieu de la prostitution. Pareille situation était dénoncée par les ligues moralistes qui se lancèrent alors dans une " campagne de pureté " visant tout particulièrement à " assainir " cet endroit de débauche.
 
 
Aussitôt, Churchill publia dans la Westminster Gazette un article prudemment signé de ses seules initiales. Il y soutenait que : " pour faire progresser la vertu dans la sphère publique, mieux valait améliorer les conditions sociales et développer l'éducation que suivre les divagations des bégueules ".
 
 

Malgré cette intervention, l'Empire fut fermé. La réaction de Churchill ne se fit guère attendre. Le 3 novembre 1894, accompagné de plusieurs cadets, tous en tenue de soirée, il organisa une manifestation devant ce cabaret. Il renversa les barrières et monta sur une estrade avant de proclamer : " Je suis un champion de la liberté ".

Dès le lendemain, le scandale faisait la une des journaux, notamment du Times : " Jamais je ne me serais attendu à ce que le descendant de Malborough soit acclamé par une guirlande de putains ".

 
 
 
>Extrait précédent    
 

logo Timée

"Des livres ouverts sur internet"

>retour haut de page